Les vers plats… Une fragilité pour notre écosystème !

Que faire si vous en trouvez ?

La France compte désormais 6 espèces de plathelminthes non-indigènes, déjà bien implantées et dont l’expansion est désormais incontrôlable. Une de ces espèces, nommée « Obama nungara » a été observée en France, en Espagne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Italie, en Belgique et en Suisse. Elle pèse lourdement sur la survie d’animaux invertébrés locaux dont elle se nourrit, notamment : les escargots et les lombrics.

Quant au Platydemus manokwari, il a été observé pour la première fois en 2014 en Europe et plus précisément dans le nord-ouest de la France, dans les serres du jardin normand, situé à Caen. L’étendue exacte de son habitat n’est pas encore connue avec précision, mais il pourrait se nicher dans d’autres endroits de la région. Il est classé parmi le « 100 espèces envahissantes les plus néfastes au monde.

Si vous pensez être en présence de ce type de spécimens, voici les consignes établies par le  Professeur Jean-Lou Justine, spécialiste du vers plat, dont l’objectif est de garantir un suivi le plus précis possible de la situation (espèces, répartition géographique…).

Quelques mots sur ces drôles d'envahisseurs...

Venues tout droit d’Argentine et du Brésil, notamment par le biais du commerce de plantes en pots, plusieurs espèces de plathelminthes envahissent progressivement l’Europe. Depuis 2013, différents spécimens ont été répertoriés, mais l’un d’entre-eux domine, il s’agit de l’Obama nungara. Traduit de l’amérindien, « Obama nungara » signifie : « plat comme une feuille ». La plupart d’entre-eux sont de couleur brune foncée et mesurent entre 5 et 10 centimètres.

Originaire de Nouvelle-Guinée,  Platydemus manokwati, importé volontairement au départ, dans une quinzaine de territoires du Pacifique pour réguler les populations d’escargots, envahit peu à peu nos contrées et inquiète les chercheurs… Très friands d’escargots, ils s’attaquent également aux limaces et aux vers de terre.

Ces envahisseurs, épargnés par les prédateurs, sont résistants aux variations des conditions environnementales et ont des techniques de chasse redoutables, allant jusqu’à pourchasser leurs proies dans les arbres !

Ces animaux invasifs, importés par l’homme à travers le commerce et diverses activités, colonisent peu à peu nos terres et leurs impacts menacent considérablement l’équilibre de la biodiversité.

Leur appétit vorace à l’égard des insectes autochtones représente un réel danger pour l’avenir de nos sols, car il est important de rappeler que les lombrics jouent un rôle crucial dans leur équilibre : ils aèrent la terre, digèrent les déchets organiques, permettent à l’eau de circuler dans les sols. Enfin, ils représentent une source d’alimentation pour les oiseaux.

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